Résistance du Bois Lamellé

Durabilité, résistance au temps

Les traitements et finitions appliqués au bois lamellé lors de sa fabrication correspondent à l’usage qui sera fait du matériau et améliorent encore sa durabilité. Ils lui procurent une résistance accrue aux agents biologiques qui pourraient se développer dans les situations d’humidité, ainsi qu’aux rayons ultraviolets. Les bâtiments en bois lamellé sont ainsi conçus pour assurer une durabilité minimale d’un siècle…

Résistance au séisme

Les ouvrages en bois lamellé présentent de nombreux atouts face au risque sismique.

  • Premier d’entre eux : un bon contreventement (avec voile travaillant ou structure triangulée) apte à supporter l’effort sismique
  • Deuxième atout : des assemblages particulièrement ductiles et donc dissipateurs d’énergie
  • Troisième atout : un bon ancrage aux fondations pour assurer la stabilité globale du bâti

La prise en compte du risque sismique dans la construction implique des calculs en avant-projet et un travail sur la globalité de la structure. Deux démarches – avant-projet et calcul global – qui sont associées à la conception d’ouvrages en bois lamellé de longue date.

hangar-a-sel_large-performance-img2Résistance aux ambiances agressives

Le bois lamellé est fortement résistant à l’action de nombreux agents chimiques, comparé à d’autres matériaux de construction. Ainsi, il résiste bien aux acides faibles (acétique, oxalique, lactique) avec une bonne résistance jusqu’à un pH de 2. Ainsi, le bois est utilisé depuis des siècles pour le contact alimentaire (vin, fromage…) Aujourd’hui, il est largement utilisé pour réaliser chais ou fromageries. A l’opposé, le bois résiste aussi à une ambiance basique (jusqu’à un pH de 10). Avec les sels courants, l’expérience prouve qu’il n’y a pas d’effet significatif : le bois lamellé résiste parfaitement au sel. C’est pourquoi il est couramment utilisé pour le stockage de sel.
Huiles, hydrocarbures, solvants et alcools n’affectent pas le comportement mécanique des structures.

Reaction-au-feu-Section-de-poutre_large-performance-img1Résistance au feu

Le bois lamellé, du fait de l’épaisseur de ses sections, montre une très grande résistance au feu, assurant les conditions de sécurité nécessaires pour l’évacuation des locaux. Il se trouve, de ce fait, être un matériau tout à fait adapté à la réalisation de bâtiments recevant du public.

Lors d’un incendie, les caractéristiques mécaniques des pièces en bois lamellé peuvent être mobilisées totalement. Sous l’influence du feu, une carbonisation se produit à la surface du bois. Le charbon de bois ainsi formé limite la pénétration de l’oxygène dans les couches inférieures et empêche l’élévation de température. En conséquence, la température centrale de la pièce en bois lamellé exposée à un essai au feu n’excède pas 50°C au bout de 45 mn… sachant que les caractéristiques mécaniques du bois lamellé ne sont pas affectées par une élévation de température jusqu’à environ 60/80°C.

La résistance au feu des ouvrages en bois lamellé (soit leur capacité à maintenir leurs fonctions structurelles en cas d’incendie) est donc prévisible et maîtrisable dès la conception. Cette résistance au feu se justifie par des règles normalisées (Eurocode 5- partie « feu ») sur la base d’une vitesse moyenne de carbonisation de 0,6 à 0,7 mm/mn. Il est donc aisé pour les concepteurs de prévoir les surépaisseurs nécessaires au maintien des performances mécaniques des éléments de structure, pour un temps exigé.

Conséquence : matériau « dur » et prévisible, le bois lamellé n’entraîne aucune surprime de tarification sur les polices d’assurance incendie.

Résultat des essais de résistance au feu du bois lamellé par le CSTB

LongueurChargeSectionRésistance au feu
(1) Poteau en bois lamellé2,275 m18 T20 x 1848 mn
(2) Poutre en bois lamellé3,600 m2 x 9,5 T21,6 x 65 Section réduite 14,5 x 5860 mn (Arrêt volontaire)

P.V. n° 611091 D du C.S.T.B. et P.V. n° 693833 du C.S.T.B.
La réaction au feu conventionnelle du bois lamellé collé selon l’ Arrêté du 21 Novembre 2002 et pour le classement de type M est M3 (épaisseur supérieure à 14mm pour les feuillus et 18 mm pour les résineux), correspondant à l’euroclasse D-s1,d0.