A Aurillac, un écoquartier est en train d’éclore. Le bailleur social Logisens entendait y établir un immeuble intelligent et respectueux, durable et beau, cumulant logement et activités. Le choix s’est porté sur un principe constructif associant bois et béton. Côté structure bois, cette construction verticale en R+4 et R+6, repose sur un système poteau-poutre en bois lamellé.

Crédit photo : Benoît Alazard

Ce programme a pris corps dans la nouvelle ZAC du Vialenc, sur une ancienne friche industrielle. Mot d’ordre de ce nouvel écoquartier : proposer une alternative à l’étalement urbain. La construction verticale et la mixité des fonctions et des usages est au rendez-vous. Le maître d’ouvrage (le bailleur social Logisens) définit les bases d’un projet aux multiples destinations, conçu comme un petit écoquartier dans l’écoquartier :

  • le résidentiel, avec 42 logements ;
  • le tertiaire, avec 520 m2 de bureaux ;
  • le commerce avec 280 m2 de surface en rez-de-chaussée ;
  • et des parkings en sous-sol.

Deux contraintes viennent s’ajouter : une forte nuisance sonore provenant du boulevard du Vialenc voisin (très passant) et un terrain linéaire, longeant ce boulevard. L’équipe retenue pour la conception, L’Atelier d’architecture Simon Teyssou, propose “un projet radical” avec une forte capacité d’évolutivité.

La mixité structurelle bois béton est au cœur du projet développé par L’Atelier d’Architecture : “Plutôt que d’opposer architecture massive et architecture filigrane, le projet valorise l’association des deux et les propriétés respectives des matériaux.” Le béton répond à la problématique acoustique tandis que le bois lamellé offre une légèreté architecturale à l’ensemble.

Crédit photo : Christophe Camus

Matériau renouvelable par excellence, le bois lamellé a ici été choisi pour ses caractéristiques de stockage du carbone et son bilan écologique et énergétique “parmi les plus favorables des matériaux de construction disponibles” précise l’architecte. En outre, il souligne un autre intérêt de la structure en bois lamellé : “Il permet d’organiser le chantier très en amont grâce au recours à des méthodes de préfabrication (parois verticales, planchers). La mise en œuvre des structures en bois est par ailleurs peu dépendante des conditions climatiques ce qui a pu se vérifier sur le chantier. Les structures sont montées rapidement, libérant ainsi les plateaux des logements pour la mise en œuvre des travaux de second œuvre.”

Crédit photo : Benoît Alazard

Fiche d’identité

  • Ouvrage : Immeuble logements + bureaux + commerces
  • Localisation : Aurillac (15)
  • Livraison : mars 2014
  • Surface : 3712 m² (SHON)
  • Maître d’ouvrage : LOGISENS (15)
  • Maître d’œuvre et Architecte : Atelier d’Architecture Simon Teyssou (web )
  • BE : BE Structure BET3B (82) ; BE thermique AES (63)
  • Coût total : 4 126 912 euros HT
  • Coût du lot bois : 1 228 872 euros HT
  • Caractéristique particulière : labellisation BBC et Habitat & Environnement ; 2° Prix National de la Construction Bois 2014

 

A retenir

Les atouts du bois lamellé

une structure en bois lamellé permet d’allier efforts importants et formes créatives

le bois lamellé se marie volontiers aux autres matériaux, tel le béton

la phase de conception et la préfabrication garantissent un chantier rapide, qui s’affranchit des conditions climatiques